dimanche 20 mai 2007

Samedi 19 Mai...

Nichael Moore est donc revenu, avec un film à la fois personnel et universel, qui mélange les genres, qui fait rire et pleurer, qui emeut, qui enerve. Il devient plus philosophique aussi, plus profond, plus mature. Moore e confirme un cinéaste hors-paire. Je trouve que la palme de Farenheit 9/11 n'est que renforcée par Sicko...

Puis U2, et le concert surprise sur les marche...wow.... le film en 3D...wow ! Ambiance dans le palais des festivals : on chantait et applaudissait autant que dans le film !

Je me reveille dans 2h40 minutes. Demain, on se paye une visite au Zoo :)

samedi 19 mai 2007

Breves de Cannes

Je comprend pourquoi personne ne tiens de blog serieux pendant Cannes. Impossible. Alors, voilà des mots, des bouts de phrases rassemblées sur ces quelques premiers jours.

Le Wong Kar Wai ne casse pas trois pattes a un canard (expression officielle).

Je monte les marches demain soir pour la première mondiale de Sicko, le nouveau Michael Moore... j’avais déjà assisté à la présentation par le grand Michael de quelques courts extraits au festival de Toronto !

Petite satisfaction personnelle du jour : avoir réussi à discipliner les journalistes et photographes pour l’arrivée de Julianne Moore...

Re-petite satisfaction : certains « people » sont restés dehors de la soirée de la quinzaine, tandis que moi, non !

Un des acteurs de « 24 » joue dans un des films de la quinzaine !

« Control » est un film très fort, une forme d’anti-biopic, avec un photographie sublime. A voir.

On m’a volé mon sac du festival, ce qui me met dans une rage folle !

On a pu apercevoir à Cannes aujourd’hui nul autre que Pamela Anderson qui fait la promo de « Alerte à Malibu : le film ». Je vous jure que c’est vrai !!!

Demain, dans l’ordre, Assayas, Di Caprio, Michael Moore et U2 ☺

Je vous aime mais je vais dormir...

@+

Christopher

mardi 15 mai 2007

J-1 : Cannes

Premier jour à Cannes. Premières frayeurs, mon badge est bloqué cette année, et ne délivre pas d’invitations. Oups.

Il faut comprendre la complexité du système cannois : un même badge peut, selon un certain nombre de quotas, permettre ou pas de réserver sa place pour la sélection officielle, mais le mien n'offre pas un tel luxe. Il va donc falloir que je sois inventif pour les projections officielles, et espérer que l'accès dernière minute sois efficace.

Sur un plan pratico-pratique, rien ne va plus. Palme d'or à la SNCF pour la grève illimitée qui se poursuit donc demain, jour d'ouverture du festival. Prix du Jury pour mon téléphone portable qui refuse de se connecter à mon ordinateur et de me donner les photos de l'apéritif de bienvenue de la quinzaine que je voulais poster ici.

Je peux quand même tenter de vous décrire, sur la terrasse du Hilton, l'ambiance qui régnait parmi l'équipe. Une joie d'abord, d'y être enfin, que cela commence, après toute cette préparation et toute cette attente. Nous savons aussi que la barre est haute, tant la sélection de l'an passé fut bien accueillie, avec notamment la Caméra d'or pour 12h08 East of Bucharest... Mais personne ne doute que cette année sera encore meilleure. Je vous laisse, je vais dormir.

Demain, si possible, montée des marches pour le Wong Kar Wai. Je peux le dire, enfin : C'est parti !

lundi 14 mai 2007

J-2 Paris, Cannes !

Après un court (mais intense) séjour dans la capitale, pour assister à l’historique création du Mouvement Démocrate, je suis à Nice en attendant le Festival.

Petit couac dans l’organisation de mon festival : toujours pas de logement en vue à Cannes, obligé donc de trouver des moyens imaginatifs pour rentrer le soir. Et dépendre de la SNCF d’une façon ou d’une autre m’inquiète ! Il y a déjà un préavis de grève pour demain ☹

Je prends mes fonctions à la Quinzaine des Réalisateurs demain. La Quinzaine, c’est un petit peu le laboratoire du Festival. Le comité de sélection est libéré de toute contrainte, diplomatique, commerciale, institutionnelle. Il n’y a pas de quotas de stars à faire venir, il n’est pas soumis aux règles des grands studios ! Bref, c’est l’électron libre du festival. L’audace est ici souvent récompensée par le succès, et les films qui y sont présentés le sont devant, je pense, un des publics qui leur est le plus ouvert.

J’ai infiniment hâte de retrouver Cannes, toute l’équipe, cette atmosphère très particulière d’avant festival, où tout est presque prêt. Les marches sont là, mais pas le tapis rouge, les salles sont vides, c’est le calme avant la tempête, voire avant le cyclone. Tout commence mercredi, pour la compétition officielle (avec My Blueberry nights, que je veux absolument voir !). Puis jeudi, ce sera enfin l’ouverture de la quinzaine avec Control, et la rumeur persistante de la venue de Bono à notre petite fête d’ouverture !

Au fait, savez-vous que la Taurine est toujours interdite en France ? Donc, pas de Red Bull, pas de Monster, ni de Red Drain (ah, Emergence... : ). J’en ai finalement trouvé et importé, illégalement donc, de Monaco ! Boissons énergisante, nœud papillon, excitation qui monte, pas de doute, Cannes arrive !

samedi 12 mai 2007

J-5 : Ma liste de films à voir

Voilà un avant-goût de ma sélection pour cette année. Un petit avertissement cependant ! J’ai retrouvé récemment la liste que j’avais établie l’an passé à la même date, et après une comparaison avec le post précédent, je me suis rendu compte que bien peu de ce qui avait été prévu a été suivi : projections complètes, absence d’invitation, travail pas fini, ou encore gros coup de fatigue ont considérablement modifié mes plans. Peu de chance de voir se matérialiser cet horaire donc ! D'autant plus que celui-ci est assez "light", pour laisser place à l'imagination et à la derniére minute... la possibilité d'assister à des séances de jour étant fonction de l'intensité des événements à mon travail !


Mercredi 16 :
23h30 - My Blueberry Nights

Jeudi 17 :
19h00 – Control

Vendredi 18 :
19h30 – Tout est pardonné
22h30 – Savage grace

Samedi 19 :
17h00 – Boarding gate
19h15 – The 11th Hour
22h00 - Sicko
00h30 - U2 3D

Dimanche 20 :
20h00 – Caramel
22h15 – Zoo

Lundi 21 :
19h30 – Après lui
22h00 - Paranoid Park

Mardi 22 :
19h30 – Le scaphandre et le papillon
22h00 – PVC 1

Mercredi 23 :
22h00 – Cruising

Jeudi 24 :
19h30 – Oceans’s thirteen
22h30 – Alexandra

Vendredi 25 :
19h30 – Mutum
22h30 - Un vielle maitresse

Samedi 26 :
8h30 – Promise me this
16h30 – California Dreamin’

Dimanche 27 :
23h00 – L’âge des ténèbres

dimanche 29 avril 2007

Remember Cannes 2006 !

Pour inaugurer ce blog du 60e Anniversaire, rien de mieux qu'un flash-back sur ce que j'ai pu découvrir au précédent festival...les détails en moins, c'était il y a déjà un an !

Tout avait (mal) commencé avec le Da Vinci Code, on se souvient d'ailleurs de l'accueil glacial qui lui avait été réservé. Film d'ouverture toujours, avec celui de la quinzaine, le film Princess, un film d'animation venu d'un pays scandinave, qui utilisait une apologie de la violence pour critiquer la sexualité. Re-aïe.

Tout de suite après, première montée des marches pour Summer Palace, de Lou Ye. Les événements de Tien-Amen vu par la jeunesse chinoise, interessant mais soporifique, je ne suis pas mécontent d'en terminer pour rejoindre la fête d'ouverture de la Quinzaine.

Première bonne surprise au jour 3 (vendredi 19 mai, pour ceux qui ne vivent pas à Cannes) avec Bug, que William Friedkin est venu présenter à la quinzaine. On chuchote d'ailleurs que le réalisateur de L'exorciste serait encore là cette année avec une copie remasterisée de l'un de ses films...bref, Bug est une vraie bonne surprise, le film est un délire parano en huit clos, une merveille du genre. Dans la même soirée, Richard Linklater s'occupe de notre alimentation dans Fast Food Nation, ce qui m'intrigue compte-tenu que je n'ai avalé que des sandwiches depuis déjà une semaine...

Magnifique journée de cinéma le lendemain avec tout d'abord An inconvenient truth, présenté par Al Gore lui même, à qui je serre la main avec la plus grands admiration. Suivra ensuite le brûlot de la Quinzaine Les anges exterminateurs, et surtout, dans une séance de minuit hors–contrôle, Shortbus. Ceux qui me connaissent savent mon amour pour le film !

Petit ralentissement de rythme avec Changement d’adresse à la quinzaine, puis une projection des 20 premières minutes de World Trade Center de Oliver Stone (Promo pas très convaincante puisque je n’ai toujours pas vu le reste du film un an après...), s’en suit une projection de Platoon avec tous les acteurs du film, un bonne chance pour moi de découvrir ce classique !

Gros coup de déprime avec Melvil, 1h15 d’un gars qui s’est enfermé dans une chambre d’hôtel avec un camescope et qui appelle ça un film. Les gros plans sur son sexe ont suscité les applaudissement de la salle, hilare. Par contre le pauvre Melvil Poupaud (oui, c’est une œuvre autobiographique) a bien du mal a défendre son œuvre en conférence de presse. Daft Punk’s Electroma viendra terminer une journée décidément guerre productive. Sans rien gâcher du plaisir des spectateurs potentiels, lorsque le personnage principal du film meurt, dans un moment tragique, la salle toute entière exulta de joie à l’idée de voir se terminer la projection-torture. C’est dire.

Le lendemain, tout va mieux, avec le très beau Babel, en compétition officielle. Le soir, un vent de fraîcheur australien va souffler sur la quinzaine, avec Jindabyne, l’un de mes préférés de la selection.

Au jour 7 (mercredi, donc), grosse attente pour Marie-Antoinette. Et grosse déception. Enfin pas vraiment. Enfin, un bon film, mais on s’attendait à voir la Palme, alors forcement. J’ai tenté de siffler les sifflets, mais je ne suis pas sur que sa ai bien été interprété par les journalistes. Entre ma sortie de la salle en mon arrivée au bureau, environ 10 minutes, toute la croisette connaissait déjà le sort de Marie-Antoinette, "bouée" en projection de presse. Ce ne serait donc pas la Palme d’Or... quleques heures plus tard, aux antipodes du film de Sofia Coppola, La raison du plus faible, un thriller social sur des chômeurs belges. Et après ça, un insipide mais captivant film coréen, Guisi. Sa se regarde un peu comme un téléfilm, on sait que c’est nul, mais on ne veut pas sortir de la salle.

Sortir par contre, je vais le faire le lendemain pour L’amico di famiglia. Une catastrophe telle que je ne vais rien voir d’autre ce jour là, je rentre chez moi avant minuit pour la premiére fois du festival et je vais dormir... jusqu'à 6h.

Se lever le matin, c’est dur, mais pour voir à 8h30 Depardieu dans un rôle de chanteur de cabaret de province, c’est très dur. Quand j’étais chanteur, m'a montré que le festival de Cannes n’est pas tant snob que ça : je vous jure qu’a la fin du film, la salle entiére tapait en rythme la musique du générique...

En après-midi, je rentre faire une sieste a la projection de La juventuda em marcha, LE navet de ce festival. Des plans fixes sur un verre d’eau de 10 minutes. Au bout de 30, la moitié de la salle a quitté, j’en profite donc pour faire un som'.
En soirée, clôture de la quinzaine pour me remettre, avec le très bon Congorama, un film québecquois dont le réalisateur pourrait gagner la palme du gars le plus zen de la croisette. Après son speech sur scène, avoir remercié son équipe, et regagné sa place, et alors que la lumière se tamise, on l’entend crier « Merde, j’ai oublier de remercier la Quinzaine. Merci la quinzaine ! ».

Douche écossaise cannoise, quelques minutes après l’humour québécois, je vois United 93, le film sur le 4e avion dans les attentats du 11 septembre...avec les familles des victimes dans la salle. Très dur.

Pas de baisse de régime au dernier jour de compétition. El laberinto del fauno le matin, Mixed Doubles, une comédie indienne sur l’échangisme en après midi, Lying à la Quinzaine en début de soirée, Cronica de una fuga à 22h00 et Election 2 à minuit. Je recommande aux estomacs sensibles ce dernier.

Il ne me reste plus que le film Red Road, très bon également, à voir dimanche pour cloturer mon aventure cannoise.

En moyenne 9 heures de travail par jour, plus 27 films sur toute la durée du festival. Record à battre !

Bien sur, ce post n’a pas valeur explicative sur les films, mais plus sur le rythme de Cannes, qui devrait être légèrement plus intense cette année, en raison du nombre de très bon films à voir. Plus compliqué aussi, la billetterie de dernière minute (les habitués comprendront) ayant disparue, et avec elle, une source de places importantes. Enfin, tout un défi !